En ce début de mois de février, on aperçoit déjà quelques arbres aux teintes rosées, attirant l’attention de touristes surpris qui s’empressent de les photographier. Les médias occidentaux, quant à eux, publient rapidement des articles alarmistes sur un supposé avancement de la floraison des sakura en raison du réchauffement climatique. Pourtant, il n’en est rien.
Le sakura d’octobre
C’est un jour d’octobre, lors d’une balade dans le parc Shinjuku Gyoen, que j’ai remarqué des cerisiers en fleurs. Intrigué, je me suis approché pour lire l’étiquette attachée à chaque arbre et j’ai déchiffré avec peine les katakana : ジュウガツザクラ (Juugatsu Zakura), le sakura d’octobre. Surpris par cette découverte, j’ai décidé de mener des recherches plus approfondies.
Une double floraison
Issu du croisement entre le Mamezakura (prunier) et l’Edohigan, le Sakura d’octobre se distingue par sa capacité unique à fleurir deux fois par an : une première floraison entre la fin octobre et février en fonction de la temperature, et une seconde en avril, comme les autres cerisiers. Ses fleurs, composées de 5 à 18 pétales disposés sur 8 couches, offrent un spectacle subtil mais enchanteur. De taille relativement modeste par rapport aux célèbres sakura japonais, cet arbre atteint environ 5 mètres de hauteur et présente une forme rappelant celle d’un parapluie.
Un autre cerisier fleurit également durant la même période : le Sakura d’hiver (Fuyuzakura). La différence réside dans leurs fleurs : celles du Sakura d’hiver n’ont qu’une seule couche et comptent 5 pétales.
Comme ils fleurissent en hiver, ces deux variétés sont souvent regroupées sous le nom de Sakura d’hiver.

